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A propos de ses Mémoires écrits sur l'eau.
Merci à Olivier François et à la Revue Eléments.
https://www.revue-elements.com/michel-orcel-le-coeur-de-ma-vie-bat-dans-la-litterature-la-poesie-la-langue-et-la-musique/
Un grand merci au fidèle et talentueux Philippe Barthelet !
https://www.arebours-revue.fr/2025/09/04/michel-orcel-nous-sommes-des-etres-fugitifs-et-porteurs-dhistoire/
Entretien paru aujourd'hui dans la belle revue en ligne de Guillaume Narguet "A REBOURS".
Michael Taylor est l’auteur de plusieurs recueils de poésie et
de nombreux essais. Il a notamment écrit sur Victor Segalen,
la découverte du Tibet par l’Occident, le poète américain W. S.
Merwin, les peintres Rembrandt et Vermeer, ouvrages publiés
dans plusieurs langues. Il est traducteur et a longtemps
travaillé dans l’édition en France
Les commandes seront enregistrées mais les livraisons ne pourront être exécutées qu'à partir du 18 août.
Merci de votre compréhension.
"Du Contresens" sera désormais une référence incontournable pour qui s’interroge sur la langue, sa transmission, ses trahisons, et ses fruits imprévus. Dans la présente somme (800 pages confondantes d’intelligence et d’érudition), Pierre-Emmanuel Dauzat se garde bien d’infliger au lecteur un catalogue : il montre tout au contraire comment le contresens, a pu être aussi nocif (volontairement ou non) que fécond, et qu’une fois admis dans des textes canoniques son influence a pu aller jusqu’à faire jurisprudence. Car les langues humaines sont inégales devant la traduction, la structure même de certaines d’entre elles (comme l’hébreu) permettant des « jeux de sens », tandis que d’autres (les latines par exemple) obligent à choisir et renvoient nécessairement à l’exégèse. On verra comment les contresens s’avèrent parfois nécessaires, au point que des interprétations fondées sur une traduction exacte ou une version inexacte aboutissent aux mêmes conclusions ! Dans l’ordre plus général de la culture, tous les idiomes n’accordent pas du reste le même crédit à la « translation », et le thème du contresens apparaît alors indissociable de l’interdit frappant parfois la traduction, cet interdit étant lié à la peur de la « conversion » religieuse… L’ampleur déjà prodigieuse de cette étude s’étend enfin au contresens dans la peinture, la musique et le roman, où joue encore à plein la fécondité du contresens. S’il contrarie le sens premier, il faut reconnaître au contresens le mérite d’ouvrir un sens dont la clôture est souvent prématurée. La « pratique » du contresens apparaît alors comme un exercice de patience doublé d’une éthique de lecture, un chemin nécessaire vers l’inévitable retour à l’original contre la glorification du passage que prétend être la traduction.